29/03/2011

SPMi: au bout du rouleau!

Ainsi, le SPMi est au bout du rouleau! Les employés publient un livre noir sur leurs conditions de travail: un personne à 100% doit prendre en charge 66 enfants à elle seule, donc 2h par mois, seulement!

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20/10/2010

Pourquoi pas un Tribunal des familles?

Mon billet de la semaine dernière évoquant la problématique des enfants pris en otage par des parents lors des séparations/divorces a provoqué nombre de témoignages. Tous bouleversants, traduisant la colère, la souffrance, le chagrin, le manque d’un enfant, des jugements hâtifs, etc.

Je me demande aujourd’hui comment pallier à tout « ça ». Comment, en plein divorce, rester digne face à ses enfants ? Comment ne pas leur transmettre la haine de l’autre ? Comment trouver des personnes de confiance à qui parler, vider son sac ? Mais également trouver un réconfort au milieu de tout ce tumulte ? Comment être écouté, certes, mais aussi reconnu en qualité de père ou de mère ? Toutes ces questions m’interpellent…

Je sors d’un échange très intéressant avec une personnalité genevoise, alors très engagée dans ces questions. Il proposait à l’époque deux axes :

- une médiation entre parents pour éviter, autant que faire se peut, de considérables frais d’avocat et de justice, notamment.

- Un Tribunal des familles pour que des personnes formées spécifiquement dans ce domaine puissent être à même de recevoir les familles et, ainsi, de juger de façon optimale.

Mais, m'avoue cette personne, « malgré toutes ces propositions faites en haut-lieu, rien n’a bougé… » Politiquement, pas très "porteur". Alors qu’une famille sur deux se sépare...

Ce sont deux solutions, à mon avis, valables.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

12/10/2010

Séparation: un parent reste un parent!

Il y a deux semaines paraissait un de mes articles intitulé : « Divorce : enfant libre ou otage ? » J’y faisais allusion à la douloureuse situation vécue par les enfants touchés par le syndrome d’aliénation parentale. Traduisez : lorsqu’un parent fait de son enfant son partenaire principal tout en l’éloignant de l’autre qui subit une véritable aliénation. Cela va d’une simple disqualification à un degré grave de fusion avec l’enfant et à une emprise sur ses pensées et ses sentiments.

Loin de moi la volonté de juger le comportement des parents au moment d’une séparation. Chacun fait ce qu’il peut au moment où cela se produit. La seule chose que je pourrai suggérer, c’est de faire attention aux enfants. Ce sont, eux, qui pâtissent de cette double déchirure. La première, de ne plus vivre avec son père et sa mère sous le même toit et la seconde, de devoir choisir – pour être tranquille – un des deux parents.

Un petit ne devrait pas choisir entre l’un ou l’autre. Il ne le peut pas… Il va grandir dans le mensonge et s’y installer… Puis, un jour, à force d’être « coupé » de son papa – ou de sa maman – il (re)prendra contact. Pour le voir, pour l’écouter, pour comprendre. Et là, la révolte sera telle que c’est toujours lui qui en souffrira. Le parent aliénant pourra aller jusqu’à le rejeter, tandis que l’autre le récupérera. Autant d’allers et retours, pour tenter de se réconcilier avec ses deux parents, seront que le jeune aura de la peine à se construire. Je suis, vous l’aurez compris, un de ces enfants coupés en deux. Encore aujourd’hui, à 45 ans.

Il est facile de poser des mots mais presque impossible de dire comment faire juste lorsqu’il y a divorce. Il n’y a pas, comme pour devenir parent, de mode d’emploi. Mais mettre en sourdine cette haine de l’autre, non la taire, bien sûr. Mais surtout pas face à ses enfants. Etre parent, c’est accompagner la chair de sa chair le mieux possible. Et la vie a fait qu’il y en a toujours deux! divorce.jpg