08/06/2012

Maltraitance: petite victime deviendra grande!

Ainsi, les cas de maltraitance sont en augmentation, lit-on comme information sur tdg.ch. Les chiffres parlent d’eux-mêmes… Longue énumération insoutenable… Mais derrière cela, il y a l’horreur. Les enfants qui subissent cela grandissent dans des contitions abjectes. Et lorsque beaucoup affirment que si l’on grandit en recevant des coups, devenu adulte, il les donnera à son tour. Cela crée un malaise profond !



 

Comment casser cette chaîne ? Il y a bien des associations qui font un travail formidable. Mais tous n’ont pas accès à ces numéros ou ces adresses salvatrices. Et puis, comment un enfant peut aller contre son parent. Il l’aime… au-delà, souvent, de tout ce qui est inimaginable. Il est dans la peur. La peur de perdre ses parents. La peur de ne pas être un bon enfant. La peur d’aller où si quelqu’un sait. La peur de ne pas être entendu. La peur de ne pas être compris. La peur d’être fautif. La honte.

Il y a les pédiatries, heureusement, qui restent vigilants. Et qui effectuent des constats qui aboutiront, ou pas, sur des mesures. Beaucoup d’entre nous ont eu vent d’histoires de maltraitances d’enfants par leurs parents, dans les cours d’école ou autre. Certains s’offusquent que les enseignants ne puissent prendre des mesures. Difficile de faire, dans ce cas là, la part entre le vrai et le faux.

Un jour, à l’hôpital avec mon fiston !

Les hôpitaux sont habilités, eux, à faire ce type de constats, puisqu’ils sont face à ce corps, abîmé… Je me souviens avoir été, avec mon fils, à la pédiatrie. A 4 ans, il était tombé, en jouant avec un copain, de sa mezzanine. La tête la première. Eh bien, les médecins qui l’ont ausculté ont demandé, à mon mari et à moi, de quitter la salle. Nous avons compris à ce moment là que ces hommes et ces femmes en blanc allaient lui demander comment il s’était fait mal… Et je me souviens n’avoir aucunement trouvé cela gênant, bien au contraire ! Au bout de dix minutes, ils sont sortis et nous ont dit que tout allait bien. Et ils nous ont expliqué comment ils avaient procédé. Avec tact et bienveillance.

Si nous n’avons rien à nous reprocher, laissons-leur faire leur travail ! Sinon, ces enfants seront autant de jeunes, qui, plus tard, se mettront en danger et seront des candidats aux amphétamines ou autres drogues (une autre information sur tdg.ch)…

 

15:15 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Bonjour,

Ayant moi-même été victime de maltraitances graves, je vous remercie de porter ce sujet avec autant de sagesse. En effet, cette thématique peine à trouver sa voie dans le débat public, comme si en Suisse, l'idée même de maltraitance était inconcevable.
Bien sûr, nous pouvons imaginer avec aisance qu'il y a beaucoup de croyances qui sont ancrées dans le reliquat familial et qu'il est difficile d'y toucher sans se heurter à de vieux réflexes conservateurs.
Il y a également une part non-négligeable de responsabilité négative du côté des autorités compétentes pour anticiper et, au pire, protéger les enfants de ces situations délétères. Malheureusement, il est peut-être encore trop tôt pour s'abîmer la santé à dénoncer ces atrocités. J'en ai fait les frais, et ce ne fut clairement pas une partie de plaisir.
Bref, bon courage.

Cordialement,
Grégoire Barbey.

Écrit par : Grégoire Barbey | 08/06/2012

Merci Grégoire pour vos lignes courageuses. Merci aussi d'avoir signé en toutes lettres.
Cordialement,
Sandra Joly

Écrit par : sandra joly | 08/06/2012

Bravo pour votre texte salutaire. Et n'oublions pas ces autres victimes de la maltraitance: les vieux:

http://humoresques.blog.tdg.ch/archive/2012/06/10/drogues-ou-cigarettes-en-ems.html

Écrit par : J.-A. Widmer | 10/06/2012

Les commentaires sont fermés.