29/03/2011

SPMi: au bout du rouleau!

Ainsi, le SPMi est au bout du rouleau! Les employés publient un livre noir sur leurs conditions de travail: un personne à 100% doit prendre en charge 66 enfants à elle seule, donc 2h par mois, seulement!


A Genève, un mariage sur deux se solde par un divorce. Rajoutez à cette réalité les angoisses des parents. Qui, beaucoup, remontés l'un contre l'autre, prennent force avocats et SPMi, notamment. Les procédures sont longues. Et coûteuses. Pas seulement en monnaie sonnante et trébuchante. Mais également en stress supplémentaire. Les enfants, harponnés, en paient, eux, le prix fort. "Alors, avec qui veux-tu vivre? Papa ou Maman? Avec qui te sens-tu le mieux?" Autant de questions auxquelles les petits ont l'obligation de répondre. Et le conflit de loyauté aidant, les voilà pris dans un "combat" qui ne les regardent pas.

Ce que les enfants veulent: c'est vivre avec leurs parents. Ou, à défaut, ne pas être pris en tenailles. Des parents responsables. Papa et Maman. Qui se parlent, qui dialoguent, qui prennent les décisions ensemble. Pour le bien de leur progéniture. Mais voilà, dans certains cas, c'est impossible. Plusieurs, même.

Comment faire? Continuer à blâmer des employés (SPMi) qui n'en peuvent plus. Vu les demandes en hausse de curateurs et autres, je doute qu'il y ait un quelconque changement.

Certains prônent la création d'un service de médiation obligatoire pour prendre en charge les parents au début du processus de séparation. J'y suis favorable. A condition que cela soit constructif. C'est-à-dire que cela ne soit pas l'antichambre de procédures toujours aussi longues et douloureuses. On ne peut pas obliger des parents à dialoguer s'ils sont en pétard ou anxieux à l'idée d'une catastrophe.

Quelle voie, quelle issue à une problématique somme toute très personnelle ?

 

Commentaires

...et surtout le mercredi matin !
bravooooooooo
cordialement
p.l.

Écrit par : pierre losio | 29/03/2011

Merci Sandra, vos réflexions sont profondes et vastes. On ne voit pas grand chose dans les propos des candidats à nos récentes et prochaines élections pour aller dans le sens de ces médiations, qui devraient effectivement devenir obligatoires. La crise du logement, qui détruit aussi bien des familles, n'a jamais été analysée sous l'angle de la multiplication des logements requis pour loger, une famille... sur deux logements. Même les recompositions de couples ne compensent pas ce problème. Et quels drames s'y vivent aussi ? Tonton Cristobal

Écrit par : Tonton Cristobal | 30/03/2011

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