20/10/2010

Pourquoi pas un Tribunal des familles?

Mon billet de la semaine dernière évoquant la problématique des enfants pris en otage par des parents lors des séparations/divorces a provoqué nombre de témoignages. Tous bouleversants, traduisant la colère, la souffrance, le chagrin, le manque d’un enfant, des jugements hâtifs, etc.

Je me demande aujourd’hui comment pallier à tout « ça ». Comment, en plein divorce, rester digne face à ses enfants ? Comment ne pas leur transmettre la haine de l’autre ? Comment trouver des personnes de confiance à qui parler, vider son sac ? Mais également trouver un réconfort au milieu de tout ce tumulte ? Comment être écouté, certes, mais aussi reconnu en qualité de père ou de mère ? Toutes ces questions m’interpellent…

Je sors d’un échange très intéressant avec une personnalité genevoise, alors très engagée dans ces questions. Il proposait à l’époque deux axes :

- une médiation entre parents pour éviter, autant que faire se peut, de considérables frais d’avocat et de justice, notamment.

- Un Tribunal des familles pour que des personnes formées spécifiquement dans ce domaine puissent être à même de recevoir les familles et, ainsi, de juger de façon optimale.

Mais, m'avoue cette personne, « malgré toutes ces propositions faites en haut-lieu, rien n’a bougé… » Politiquement, pas très "porteur". Alors qu’une famille sur deux se sépare...

Ce sont deux solutions, à mon avis, valables.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Commentaires

certains préconisent une école de parents,pourquoi pas ,mais la pièce maitresse manquante dans beaucoup de situation,je veux dire la patience,est un art qui devrait aussi être enseigné aux jeunes se mettant en ménage,supprimer toutes les séries américaines et revenir a des fiançailles comme du temps de nos grands parents,il y aurait beaucoup de solutions mais les jeunes d'aujourd'hui savent -ils encore ce qu'est le mot effort,notre génération était mieux armée pour affronter les duretés de l'existence,la mariage en est une, cela depuis la nuit des temps,et n'oublions pas qu'à notre époque la famille était structurée malgré les galipettes des époux ou épouses qui étaient légion,mais les ancêtres veillaient et savaient mettre un terme aux relations perturbant l'ambiance familiale,hélas les ancêtres y'en a de moins en moins,alors comment faire?c'est le serpent qui se mord la queue car depuis l'arrivée de la TV,les divorces n'ont jamais été si nombreux!Et je vais vous dire quelque chose qui va paraitre ridicule à beaucoup et pourtant c'est bien vrai,quand les écoles de recrues étaient obligatoires beaucoup de couples restèrent unis la séparation leur ayant ouvert les yeux ,leur permettant de s'affermir seul chacun car le cocooning actuel prive beaucoup d'hommes et de femmes de leur vraie personnalité,comme dit Saint Exupéry,s'aimer c'est regarde droit devant soi,et non les yeux dans les yeux!

Écrit par : line.bielmann | 20/10/2010

Restez célibataires !

Pourquoi encore se marier, avec ma compagne de 30 ans, j'ai fait un deal, on se marie que si un jour on se sépare !

Cette pratique semble plus adaptée dés lors que le nombre de divorces dépassent statistiquement le nombre de "non-divorce", non ?

Disons que ça ferait moins de disputes reposant, encore une fois, uniquement sur des questions matériels.

De plus, en quoi un tribunal supplémentaire serait à même de résoudre d'autres problèmes que ceux concernant l'intendance judiciaire ?

De nouveaux bâtiments, de nouveaux fonctionnaires, de nouveaux textes de lois adaptés à cette nouvelle instance et les mêmes avocats quoi qu'il arrive, de mêmes juges portant d'autres casquettes et les mêmes couloirs remplis de couples se tenant à chaque extrémités, comme si plus rien ne les unissait, mis à part leurs gosses !

Écrit par : Corto | 20/10/2010

Corto a raison...un tribunal de plus est inutile. En revanche, il existe déjà des psychologues, médiateurs, pour ce genre de situation. La judiciarisation ne doit pas s'étendre à chaque aspect de la vie humaine...sinon ce sera l'enfer

Écrit par : zup | 21/10/2010

Il faudrait plutôt alléger le code civil en la matière, finalement, ce sont les lois qui créent les conflits !

20% de lois en plus = 100% de facture d'avocat en plus.

De plus, c'est l'intérêt de l'enfant qui prime, pourquoi tout cet arsenal formel pour régler des questions de bon sens ?

Avec en prime un procureur qui téléphone à ses copains mafieux, vous imaginez les dégâts sur des gamins, si certains personnages jouissent passe-droits !

Le mariage est un héritage de l'église catholique, qui avait pour unique but de faire des soldats pour les croisades, cette institution a ensuite été reprise dans le code civil, on se demande pour quelle raison ?

L'union entre deux être ne s'appuie pas sur des législations et sur des restrictions, la "justice" se mêle d'affaires qui ne la concerne pas !!!

petite histoire :

Un couple qui ne cesse de se disputer à longueur de temps, possèdent un chat et un chien, ces deux bestiaux passe leurs journées lotis l'un contre l'autre, se lèchent, jouent ensemble, sans jamais se disputer !

La femme demande au mari, regarde, ils ne sont pas de la même espèce et pourtant ils s'entendent sans jamais se disputés, alors que nous ......

Le mari répond, prend une corde et attache-les ensemble ! ! !

Écrit par : Corto | 21/10/2010

soyons réalistes la liste des familles séparées par la guerre,par projuventute et il y en eut beaucoup en Suisse n'a pas facilité la vie de beaucoup d'enfants qui encore de nos jours ignorent la vérité,ou ne l'apprenne qu'après 60 ans,malheureux souvent déprimés sans raison pour ceux connaissant l'histoire et mis en demeure de ne jamais la révéler avant que tous les protagonistes soient décédés,ces enfants martyrs ont souffert toute leur vie,ils sentaient un drame dans leur vie,ils ont eu des enfants à leur tour,mais au fond d'eux une envie de colère indescriptible les poussant pour certains à vouloir se séparer,divorcer même,mais à chaque fois retenus ,empéchés leurs propres enfants passant avant tout ,cette chaire la leur ne devait pas souffrir à leur tour,inconsciemment ce schéma de séparation inscrits dans leurs gènes ,malgré tout ils franchirent les étapes familiales et leurs enfants ont été leur seul espoir de survie sur terre,mais combien de couples à qui l'on a jamais révélé ces fameux secrets vivent des histoires dont l'origine des maux aiderait à comprendre le pourquoi et le comment surmonter ces crises familiales,laissées dans l'ombre bien des décennies,la famille est un tout ,l'enfant fragilisé aura compris mais souvent trop tard,ce que des adultes bien pensant de l'époque ont préféré taire,par pudeur peut-être aussi,le divorce en lui-même en effet ne peut être compris ni par un juge ou avocat,c'est toute la famille qui doit se sentir solidaire,mais peut-être est-ce utopiste`?car certains prendront la défense de l'un ou l'autre des conjoints ce qui n'arangera rien,c'est souvent le contraire,ceux qui ont vécu mais qui ont pu éviter ce drame car s'en est un,remercie le ciel d'avoir su dire non à quelque chose qui de toutes manières brise plusieurs vies!

Écrit par : line.bielmann | 21/10/2010

Chère Line n'attribuez surtout pas ces avancées aux "justiciers", il y a eu entre temps la découverte de l'ADN ! Qui ne règle pas tout, mais dans les cas que vous présentez, aurait certainement facilité les recherches !

Écrit par : Corto | 22/10/2010

@Cher Corto,bien entendu mais dans le cas cité plus haut,déterré les morts des camps eut été bien difficiles non?hélas,ces séparations sont je parle pour beaucoup eurent lieu en 1933 déjà comme quoi remonter aux cendres serait bien utopique,le fameux anschluss régnant et la faim de l'époque faisaient disparaitre toute envie aux parents de confier des histoires de famille dont nous les survivants apprîmes à notre dépend qu'il vaut mieux éviter de faire confiance à certaines autorités qui étaient prussiennes et ce jusqu'en 1973.Nombreux furent les Tchèques ,Polonais ,et autres nationalités à venir se réfugier chez nous,des enfants virent le jour,mais beaucoup d'hommes rentrés chez eux furent fusillés,alors l'ADN j'y crois mais sans trop d'espoir,la nature humaine a toujours été ce qu'elle est,Cain et Abel les protagonistes montrent bien s'il était nécessaire qu'il ne faut pas rêver,mais plutot apprendre à pardonner,il faut énormément de temps mais on y arrive!

Écrit par : line.bielmann | 22/10/2010

juste ceci puisque ce commentaire est hors propos,nous la génération nèe juste après la 2me guerre apprimes à ne faire confiance qu'à nos fabuleux mobards et au Général Guisan que nous avions eu la chance de rencontrer,ces hommes firent notre force de caractère, certains repprochent encore à notre cher et regretté Général bien des défauts,mais ceux le critiquant ont fait pire,et auraient sans doute mis le peuple Suisse dans les mains de tortionnaires dont hélas nos grands-parents subirent de nombreuses exactions

Écrit par : line.bielmann | 22/10/2010

Bonjour à tous,
MERCI DE RESTER DANS LE THEME PROPOSE A SAVOIR L'EVENTUALITE D'UN TRIBUNAL DES FAMILLES OU DES MEDIATIONS OBLIGATOIRES POUR TOUS LES COUPLES (AVEC ENFANTS) QUI SE SEPARENT. AVEC COMME OBJECTIF DE CESSER DE PRENDRE LES ENFANTS EN OTAGE!

Écrit par : sandrajoly | 22/10/2010

Sandra, nous y sommes en plein, les déductions que j'ai apportées, ne font que replacer le débat dans les moeurs actuelles, l'ADN n'a pas finit de bouleverser les textes encore empoussiérer du code civil, il faudrait avant tout abroger des lois ou plutôt des reliques de l'église que je considère comme scélérates, avant de faire avancer les modes de procédures judiciaires.
Si l'on compare les textes ratifiés par la Suisse et l'état déplorable de son code civil ne reconnaissant l'ADN que lorsque celui-ci arrange les caisses de l'état, cela au détriment des droits e l'enfance, il faudra malheureusement encore quelques aller et retours à la court de Lahaye avant de vouloir restructurer le modus operandi !

L'intérêt suprême en matière de droit civil en matière familiale , reste selon les conventions, le droit de l'enfant, or le code suisse défend plus les intérêt d'ordre financier que les torts moraux infligés aux plus faibles !

Finalement, une fois de plus, la Suisse brille dans sa manière de toujours centrer les débats autour du fric et non de l'intérêt de la personne !

Écrit par : Corto | 22/10/2010

Sandra, lorsque nous parlons de droit de la famille, cela a aussi des implications concernant des personnes décédées il y a 100 ans, si les articles de loi concernés sont pour autant restés inchangés !

Écrit par : Corto | 22/10/2010

Merci Sandra, des articles intéressants... sur des sujets essentiels.

La famille, si elle veut accueillir la justice, a besoin d'être définie :

Mais qui acceptera une définition de la famille dans notre société qui refuse ce statut aux couples mariés sans enfants, mais le demande pour des personnes qui se contentent d'entretenir des relations affectives et sexuelles.

Partager ses revenus, un chien et des nuits endiablées ne suffit pas à être déclaré famille.

La première médiation dont la famille a besoin est un regard en vérité, sur les fondements et les besoins de la famille, c'est-à-dire d'un discours qui cadre en étant "moralisateur", bref tout ce que la génération gouvernante déteste.

Une solution peut-être, attendre quelques années et traiter les destructeurs de la famille comme ils ont traités leurs parents : En asile pour vieux où on ira les voir 2 fois par an, en trouvant qu'ils ont perdu...

A moins que la solution soit dans le panache d'une espérance qui nous rend libre... Que le mariage est base de la famille et que nous en sommes capables.

Écrit par : Cyrano | 27/10/2010

Cyrano, il me semble deviner à quoi vous voulez en venir !
mais ne sont-ce point justement les dogmes moralisateurs qui ont aboutis vers ce vide des structures !
Ce monde s'est laissé sans aucune retenue, bercé par les slogans publicitaires et le merchandising, ce n'est pas par hasard que des pays comme la Suisse se trouvent projeté vers de pareils extrêmes !

Les êtres sont dés leur naissance, jusqu'à leur mort considérés comme des consommateurs et reste est passé à la trappe !

Raison pour laquelle la famille elle même n'est qu'un enjeu exclusivement juridique, ils ne savaient pas comment induire cette institution dans un créneau chiffrable, alors certains tentent de le contenir avec de nouvelle norme quantifiable et définissable par le biais d'une institution représentative et en cela que n'approuve pas la création d'une instance juridique familiale séparée du corpus légal !
Ce n'est qu'une manière de séparer les institutions et de les contenir à l'écart de...

Il n'y a qu'à voir les résultats dans la médecine, ils vous mettent dans les mains d'un hépatologue et vous mourez à cause du pancréas ! Ainsi ils se déresponsabilise par le truchement de spécialisations !

Un système de tribunal familial ne pourrait fonctionner que dans une société où il y existe des notion de famille, mais comme vous le dites, en Suisse ce terme n'aurait de représentativité que dans un espace réduit et uniquement représenté que par un aspect juridique !

Dans une société ayant perdu ses repères familiaux, ce serait suicidaire !

Écrit par : Corto | 27/10/2010

Dans mon premier commentaire ; ma compagne de 30 ans, ne le comprenez pas, 30 ans son âge, mais 30 ans de vie commune !

Écrit par : Corto | 27/10/2010

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