12/10/2010

Séparation: un parent reste un parent!

Il y a deux semaines paraissait un de mes articles intitulé : « Divorce : enfant libre ou otage ? » J’y faisais allusion à la douloureuse situation vécue par les enfants touchés par le syndrome d’aliénation parentale. Traduisez : lorsqu’un parent fait de son enfant son partenaire principal tout en l’éloignant de l’autre qui subit une véritable aliénation. Cela va d’une simple disqualification à un degré grave de fusion avec l’enfant et à une emprise sur ses pensées et ses sentiments.

Loin de moi la volonté de juger le comportement des parents au moment d’une séparation. Chacun fait ce qu’il peut au moment où cela se produit. La seule chose que je pourrai suggérer, c’est de faire attention aux enfants. Ce sont, eux, qui pâtissent de cette double déchirure. La première, de ne plus vivre avec son père et sa mère sous le même toit et la seconde, de devoir choisir – pour être tranquille – un des deux parents.

Un petit ne devrait pas choisir entre l’un ou l’autre. Il ne le peut pas… Il va grandir dans le mensonge et s’y installer… Puis, un jour, à force d’être « coupé » de son papa – ou de sa maman – il (re)prendra contact. Pour le voir, pour l’écouter, pour comprendre. Et là, la révolte sera telle que c’est toujours lui qui en souffrira. Le parent aliénant pourra aller jusqu’à le rejeter, tandis que l’autre le récupérera. Autant d’allers et retours, pour tenter de se réconcilier avec ses deux parents, seront que le jeune aura de la peine à se construire. Je suis, vous l’aurez compris, un de ces enfants coupés en deux. Encore aujourd’hui, à 45 ans.

Il est facile de poser des mots mais presque impossible de dire comment faire juste lorsqu’il y a divorce. Il n’y a pas, comme pour devenir parent, de mode d’emploi. Mais mettre en sourdine cette haine de l’autre, non la taire, bien sûr. Mais surtout pas face à ses enfants. Etre parent, c’est accompagner la chair de sa chair le mieux possible. Et la vie a fait qu’il y en a toujours deux! divorce.jpg

Commentaires

oui la séparation suivie d'un divorce laisse chez tous les enfants ayant subi un traumatisme car s'en est un ,un sentiment d'inachevé pour certains et d'instants de révolte qui peuvent se transformer en colère indescriptible pour d'autres,devant tant d'incompréhension du grand public,car à trop banaliser le divorce on oublie que ce geste même s'il est bien vécu pour les deux parents ,à l'amiable comme on dit , restera à jamais inscrit dans le psychisme et ce à vie,pour eux et pour leurs enfants,la table ronde est une solution,mais peu de parent osent affronter le regard de cet enfant qui a tant de questions auxquelles peut-être l'avenir répondra,mais il suffira d'une étincelle pour lui faire revivre tous ces instants émotionnels enfouis,et ce jusqu'à un âge avancé pour qu'alors il se replie à jamais sur lui,un peu comme un autiste,malheureusement de plus en plus de jeunes de 40 ans en sont là,quand on a eu la malchance de vivre cette douloureuse épreuve,malgré un âge très avancé,alors on peut leur donner la force du véritable amour sans rien en échange,et c'est ce qu'ils ou elles recherchent,de la sincérité ce que beaucoup de parents mêmes très aimants comme ils disent n'osent pas exprimer,l'enfant est trop souvent pris comme paravent et cela il le devine très vite,l'enfant n'est pas une marchandise qu'on échange en fonction du week'end ou des vacances!

Écrit par : lovsmeralda | 12/10/2010

Je vais laisser de côté les parents pour ne parler que de l'enfant. Celui-ci a le droit de profiter de parts égales de ses deux parents. La garde alternée reste la meilleure solution, mais si elle le perturbe, il faut discuter avec lui pour trouver la meilleure solution pour son équilibre! Et si un des parents terrorise l'enfant par un comportement violent et que ce dernier montre son malaise à le voir, il faut absolument écouter son désir et le respecter. Il souffre assez du divorce de ses parents pour ne pas aggraver sa situation. Les adultes ont assez de ressources en eux pour s'en sortir, mais pas un enfant! Ils ne doivent jamais l'utiliser pour se venger l'un de l'autre.

Écrit par : zakia | 12/10/2010

Bonjour, votre article est vraiment touchant, c’est effectivement une situation révoltante pour les enfants. À mon avis, tant que la pension alimentaire existe, il y aura toujours conflit. Le parent responsable légal devient fort puisque la loi l’aura reconnue, l’autre devient juste un nourricier, c'est-à-dire le cochon de payeur.
L’histoire d’une femme qui avait la garde de son fils et qui exigeait tout du mari, c'est-à-dire juste payer et ne rien avoir à dire.
La mère, disait toujours a son fils, tu vois ton père a de nouveau pas payé NOTRE pension alors que le père payait la pension de l’enfant mais pas celle de la mère car il a estimé à tord ou à raison qu’elle était assez grande pour aller travailler.
Cette dame a toujours refusé de travailler sous prétexte que le garçon était encore trop petit et que la loi lui a donné droit de rester encore à la maison. Résultat des courses le père a disparu et le petit garçon se retrouve sans père à jamais. Comment comprendre cette situation, le pire sur terre, ne plus pouvoir dire papa, c’est affreux ! J’en sais quelque chose… Il faut que les lois changent et rapidement, les parents sont responsables financièrement tous les deux de l’enfant c'est-à-dire, ils doivent partager les frais à égalité et ne jamais attribuer une pension au parent gardien. Une personne qui refuse de subvenir à ses propres besoins, on doit lui retirer les enfants pour ne pas les trainer dans la misère du chantage.
On vit avec, on meure avec, des blessures à jamais !

Écrit par : drako | 13/10/2010

Juste temporiser en rappelant qu'il y a des divorces entre adultes responsables et des enfants ne souffrant "que" dans un premier temps et réussissant à s'épanouir au sein d'un amour parental préservé.

Écrit par : Aglaé | 13/10/2010

lorsqu'un enfant est gravement manipulé il rejette totalement l'autre parent et ne revient quasiment jamais de son propre chef. L'autre parent est devenu pour lui un monstre.

Quant a écouter l'enfant qui rejette totalement et sans aucune ambivalence un parent il faut le faire avec beaucoup de précautions. Mon enfant a déclaré devant témoins et devant la police qu'il ne voulait plus me voir pour "beaucoup d'excellentes raisons", mais des que le contact a été repris, il s'est comporté tres normalement et n'a plus fait ce genre de déclarations....en quelques semaines la relation s'est rétablie car la manipulation n"avait pas eu le temps d'ancrer profondément son malaise.

Écrit par : pat | 14/10/2010

le SAP je le vis depuis 10 ans. 10 ans de galère face à des juges attentistes, bornés ou timorés. 10 ans de gagnés par le couple monstrueux et pervers mère+grand-mère qui détruisent tout sur le passage. 10 ans que je tiens bon. J'obtiendrai la condamnation de ces deux malades ; mais je crains fort que le conditionnement entrepris ne soit bien difficile à briser. Ce qui est fou, c'est l'apparente normalité sociale des pervers et perverses, qui font passer celui qui dénonce pour un affabulateur. Et quand il s'agit d'un père qui attaque une mère, il doit faire front à deux fois plus de doutes, d'attaques issues d'alliances de genre, et se doit d'être face à la Justice 'plus blanc que blanc'. Mes deux fils ont été fracassés, un s'est éloigné, car je n'ai pas assez mis le paquet pour le protéger ; l'autre est resté avec moi en se battant autant que le lui permettait son jeune âge. Il est aujourd'hui avec moi, placé par la protection de l'enfance. Il est rejeté par l'autre côté et privé de tout contact avec sa petite soeur qu'il aime beaucoup. La manipulation est énorme, mais peut être efficace. "Fous lui bien la tête dans sa merde, à A, isoles le, fais le craquer et qu'il comprenne ce que ça doit coûter d'aimer son père, avec G ça a bien marché" Cette phrase est le conseil de la grand-mère à la mère, captée par un enregistrement téléphonique illégal et donc non recevable à ce jour. J'ai deux mois de ce florilège, avec la participation des tantes dans une moindre mesure. J'obtiendrai la condamnation de cette tribu de radasses (désolé), mais pour M l'ainée et destinée à hériter de la composante sexiste pathologique, pour G et M la petite, et aussi pour A ; que faudra-t-il faire pour réparer les dégâts commis en toute impunité par une tribu de dingues ?

Écrit par : Christophe | 14/10/2010

Je suis une maman également victime de cette situation. Ma fille vit à Zurich chez son géniteur et sa belle-mère. Ils lui ont fait réciter des situations de maltraitances de ma part, allant même jusqu'à qualifier de maltraitance le simple fait de lui faire faire ses devoirs de retour de l'école ou encore de partager sa chambre avec sa soeur. Mais j'ai également pu lire dans des documents que je la frappait quotidiennement. J'ai été bouleversée par ces fausses accusations, heureusement les enquêtes de justice en France n'ont pas réussi à prouver de maltraitances physiques bien au contraire et des doutes sur des attouchements possibles de son père sur ma fille ont même été avancé en dernière audience devant le JDE. Ce qui n'a pas empêché celui-ci d'écrire un jugement en ma défaveur et de laisser ma fille partir en Suisse à Zurich. Depuis qu'elle est là-bas, elle est otage de ces deux déséquilibrés mentaux qui ne la laisse ni me téléphoner ni revenir en vacances chez moi comme stipulé dans le jugement. Je pense qu'ils ne veulent pas que ma fille raconte les pressions et manipulations exercées sur elle car le Centre contre les manipulations mentales avaient reconnu ce cas d'emprise mentale.
Hélas, depuis 2 ans qu'elle est à Zurich, la manipulation a eu le temps de s'installer d'autant plus que ces deux monstres la toturent en lui faisant à nouveau raconter des mensonges aux services sociaux suisses qui leur donnent la permission de ne pas laisser ma fille me revoir. J'ai reçu encore hier une lettre tout en allemand du bureau des tutelles - je ne parle pas allemand, ils le savent mais continuent à m'envoyer des lettres en allemand en m'ordonnant de répondre en allemand - j'ai traduit avec google translate mais le peu que j'ai compris est qu'ils n'ont absolument pas besoin de mon accord pour faire ce qu'ils veulent de ma fille qui va semble-t-il faire à nouveau l'objet d'une enquête où je serai sans doute à nouveau salie pour le plus grand plaisir du géniteur. Depuis qu'elle en Suisse je n'ai plus aucune autorité parentale sur elle. Le père peut à loisir exercer ses petits jeux malsains avec ma fille et la belle-mère qui s'est improvisée psychothérapeute de bazar met en avant ses analyses psychologiques au sujet ma fille. Cette femme fait partie d'un institut ésotérique et religieux et pratique ses dangereuses "compétences" sur ma fille qui aujourd'hui n'est plus que l'ombre d'elle même. La belle-mère expliquera aux services sociaux que ma fille somatise à cause de moi et non à cause des mensonges et de la haine qu'ils lui inoculent.
Chaque jour, je souffre de son absence, deux ans sans ma fille c'est déjà beaucoup mais je m'attends maintenant à 10, 20, 30ans ... je ne la reverrai sans doute jamais et je ne réussi pas à faire le deuil de ma petite fille. Si je n'avais pas d'autres enfants je n'aurais sans doute pas supporté de continuer de vivre.

Écrit par : Edwige | 14/10/2010

Beaucoup de douleurs et de souffrances pour Christophe, Edwige et bien d'autres...
Ce mot pour vous dire toute mon empathie face à l'insoutenable!
Comme je l'ai écrit, j'ai souffert du SAP en tant qu'enfant. Adulte, c'est malheureusement toujours le cas! Rejetée d'avoir été dans l'autre "camp", celui du "salaud". Petite, je prenais le chagrin de maman tellement à coeur que je ne pouvais pas voir clair. Adolescente, je me suis rebellée, car je voulais tout comprendre. Adulte, je ne juge plus, j'aime mes deux parents. Et je continue à payer (rejetée totalement), car un camp ne le supporte pas! Que dire de plus... Que faire pour que les tribunaux, les services de protection à l'enfance ne jugent pas à l'aveugle... Donner la place à chacun - papa et maman - leur donner la parole, écouter leurs colères, les reconnaître... Tout ceci dans un seul et même but: ne pas prendre en otage leur enfant.
Cordialement à vous! Sandra Joly

Écrit par : sandrajoly | 14/10/2010

Que dire face à toute cette souffrance que je partage aussi depuis plus de deux ans ? J'avais la garde de mes 3 enfants, jusqu'au jour où mon ex-mari ne les a pas ramenés de vacances...Sans aucune nouvelle de leur part (avaient-ils eu un accident sur la route ?), j'ai attendu, téléphoné chez les grands-parents, sur le portable du papa...répondeurs. Jusqu'à ce que j'apprenne que j'étais accusée d'avoir maltraité mes enfants, des accusations énormes (une centaine de coups de fouet !). Heureusement, rien n'a pu être prouvé car aucune trace...évidemment puisque c'était de fausses accusations ! Mais en attendant, des enfants qui racontent n'importe quoi et qui sont placés provisoirement chez leur père alors que je suis tiers digne de confiance pour une petite qui a aujourd'hui 4 ans et que j'ai eu à l'âge de 1 mois 1/2 avec un suivi éducatif. L'éducateur a été contacté, il a dit n'avoir jamais remarqué de dysfonctionnement me concernant...A ce jour, je n'ai récupéré que mon fils aîné qui est revenu sur ses accusations. Il me manque encore ma fille de 11 ans et mon petit de 6 ans. Je n'ai pu réussir qu'à les avoir un week-end par mois et la moitié des vacances scolaires mais je sais que, comparé à d'autres cas, c'est déjà beaucoup ! J'ai repris des études, je suis aujourd'hui professeur des écoles. Je n'éspère qu'une chose, c'est que toute cette souffrance s'arrête ! L'enfance est courte, laissons les enfants en profiter...

Écrit par : Javerliat Aurélie | 14/10/2010

J'ai 66 ans. Ma mère dans un Paris à peine sorti de l'occupation est repartie chez chez parents, j'avais 6 mois.J'ai vécu dans une atmosphère de rejet du père permanent.
lorsque moi-même, j'ai décidé de divorcer fin 2003, j'ai commencé de réaliser ce que mon père avait vécu pendant ses 11 années de divorce où tout était bon du coté maternel pour arriver à ses fins, je vivais maintenant la même chose de la part de la mère de mes enfants. Faux témoignages, fausses attestations médicales. j'ai passé trois ans à me défendre tout comme mon père l'avait fait pendant onze ans. Mais je n'avais pas encore vraiment compris.
J'ai tout de suite demandé la garde partagée, ayant trop souffert de n'avoir pas connu mon père. Ce fut acquis pour mes enfants.
Trois ans de divorce, deux psychiatres, j'étais soi-disant fou, au dernier elle a expliqué qu'elle ne m'aimait déjà plus à la naissance de ma fille, ce qui ne l'a pas empêchée de dire oui devant le maire 6 ans plus tard, la mère de mes enfants s'est vue attribuée en juin 2006 tous les torts avec même une indemnité pour préjudice moral.
C'est alors que j'ai cru que les choses s'arrêterait là. Pas du tout.
En fait tout a été fait pour qu'à l'âge de 14 ans ma fille puisse "choisir" de vivre avec sa mère.
Un premier incident provoqué sciemment par ma fille en janvier 2008 "papa je ne t'aime plus". trois jours plus tard elle était redevenue gentille.
En février 2008 "papa je voudrais aller en vacances avec une copine et sa mère" j'ai oui alors que c'était la semaine de sa mère ...
Début mai 2008, l'entraineur de handball de ma fille la raccompagne à la maison en disant "je suis aussi gendarme et m'occupe de jeunes difficiles, votre fille ne veut plus vivre avec vous, je vais la conduire chez la mère d'une de ses amies que je connais bien."
Après je recevais un courrier d'un avocat commis pour ma fille à la demande de sa mère, tribunal en août, le juge d'entendre ma fille en septembre, jugement en octobre pour donner la garde complète de ma fille à sa mère.
C'est alors que j'ai voulu faire appel et me suis mis à vouloir comprendre pour quoi même ce dernier jugement rendu, mon ex continuait à s'obstiner à mon égard.

C'est alors que j'ai découvert le site d'ACALPA et ai compris ce qu'était l'aliénation parentale. Les exemples invoqués étaient tellement similaires. Pour se faire entendre de la justice dans ce domaine, encore faut-il que des règles, des lois existent et punissent les auteurs ou leur font peur pour prévenir les débordements.
En france, les psy ne sont déjà pas d'accord entre eux. On en est encore à défendre la femme battue sans même réaliser que l'homme puisse subir aussi un harcèlement moral de la part de sa femme.
Sans loi, rien à faire ! Sans loi, sans référentiel, comment un juge peut-il sanctionner ? je n'ai donc pas fait appel...

Je sais aujourd'hui que ma fille est perdue pour quelques années. J'ai bien mis moi-même 60 ans à comprendre.
Ce n'est pas de sa faute. Peut-être un père pas assez clairvoyant sur le sujet de l'adolescence.

Si, je suis allé plus loin dans la réponse à "pourquoi tout cela".
Il faut aller aussi sur le site de Robert Hare, professeur à l'université de Philadelphie. Il a écrit plusieurs livres depuis 1986 sur les psychopathes en col blanc (PCB) dont "snakes in suit" que l'on trouve sur internet. Le PCB est difficile à déceler. Ma grand mère était PCB, mon ex l'est. Personnalité froide, narcissique et perverse en jargon psy français, PCB chez les anglo-saxons. Mais je laisse au lecteur le soin de pousser lui-même ses investigations dans ce domaine.

Ce qu'il faut maintenant, c'est dans tous les pays "mettre en place les lois" qui conviennent pour empêcher ces exactions.
C'est pourquoi je suis venu sur ce web déposer ce témoignage.

En espérant avoir aidé ceux qui cherchent à comprendre.

Thierry

Écrit par : Thierry T | 14/10/2010

J'ai 66 ans. Ma mère dans un Paris à peine sorti de l'occupation est repartie chez chez parents, j'avais 6 mois.J'ai vécu dans une atmosphère de rejet du père permanent.
lorsque moi-même, j'ai décidé de divorcer fin 2003, j'ai commencé de réaliser ce que mon père avait vécu pendant ses 11 années de divorce où tout était bon du coté maternel pour arriver à ses fins, je vivais maintenant la même chose de la part de la mère de mes enfants. Faux témoignages, fausses attestations médicales. j'ai passé trois ans à me défendre tout comme mon père l'avait fait pendant onze ans. Mais je n'avais pas encore vraiment compris.
J'ai tout de suite demandé la garde partagée, ayant trop souffert de n'avoir pas connu mon père. Ce fut acquis pour mes enfants.
Trois ans de divorce, deux psychiatres, j'étais soi-disant fou, au dernier elle a expliqué qu'elle ne m'aimait déjà plus à la naissance de ma fille, ce qui ne l'a pas empêchée de dire oui devant le maire 6 ans plus tard, la mère de mes enfants s'est vue attribuée en juin 2006 tous les torts avec même une indemnité pour préjudice moral.
C'est alors que j'ai cru que les choses s'arrêterait là. Pas du tout.
En fait tout a été fait pour qu'à l'âge de 14 ans ma fille puisse "choisir" de vivre avec sa mère.
Un premier incident provoqué sciemment par ma fille en janvier 2008 "papa je ne t'aime plus". trois jours plus tard elle était redevenue gentille.
En février 2008 "papa je voudrais aller en vacances avec une copine et sa mère" j'ai oui alors que c'était la semaine de sa mère ...
Début mai 2008, l'entraineur de handball de ma fille la raccompagne à la maison en disant "je suis aussi gendarme et m'occupe de jeunes difficiles, votre fille ne veut plus vivre avec vous, je vais la conduire chez la mère d'une de ses amies que je connais bien."
Après je recevais un courrier d'un avocat commis pour ma fille à la demande de sa mère, tribunal en août, le juge d'entendre ma fille en septembre, jugement en octobre pour donner la garde complète de ma fille à sa mère.
C'est alors que j'ai voulu faire appel et me suis mis à vouloir comprendre pour quoi même ce dernier jugement rendu, mon ex continuait à s'obstiner à mon égard.

C'est alors que j'ai découvert le site d'ACALPA et ai compris ce qu'était l'aliénation parentale. Les exemples invoqués étaient tellement similaires. Pour se faire entendre de la justice dans ce domaine, encore faut-il que des règles, des lois existent et punissent les auteurs ou leur font peur pour prévenir les débordements.
En france, les psy ne sont déjà pas d'accord entre eux. On en est encore à défendre la femme battue sans même réaliser que l'homme puisse subir aussi un harcèlement moral de la part de sa femme.
Sans loi, rien à faire ! Sans loi, sans référentiel, comment un juge peut-il sanctionner ? je n'ai donc pas fait appel...

Je sais aujourd'hui que ma fille est perdue pour quelques années. J'ai bien mis moi-même 60 ans à comprendre.
Ce n'est pas de sa faute. Peut-être un père pas assez clairvoyant sur le sujet de l'adolescence.

Si, je suis allé plus loin dans la réponse à "pourquoi tout cela".
Il faut aller aussi sur le site de Robert Hare, professeur à l'université de Philadelphie. Il a écrit plusieurs livres depuis 1986 sur les psychopathes en col blanc (PCB) dont "snakes in suit" que l'on trouve sur internet. Le PCB est difficile à déceler. Ma grand mère était PCB, mon ex l'est. Personnalité froide, narcissique et perverse en jargon psy français, PCB chez les anglo-saxons. Mais je laisse au lecteur le soin de pousser lui-même ses investigations dans ce domaine.

Ce qu'il faut maintenant, c'est dans tous les pays "mettre en place les lois" qui conviennent pour empêcher ces exactions.
C'est pourquoi je suis venu sur ce web déposer ce témoignage.

En espérant avoir aidé ceux qui cherchent à comprendre.

Thierry

Écrit par : Thierry T | 14/10/2010

Suite à la lecture de vos témoignages, je suis bouleversé, anéantie par tant de souffrance. Comment expliquer le comportement de ces malades qui ne pensent pas aux enfants ? Évidemment, la nature humaine nous surprendra tous les jours !
Je me suis toujours pose les questions suivantes : comment peut-on aimer une personne à un certain moment et lui faire autant de mal lorsque qu’il y a séparation ? de quelle matière est fait le cerveau humain ?
Je me demande si ces dingues n’ont pas fait des enfants pour faire comme tout le monde ? Pour ma part, la justice, je n’y crois plus ! Dans ce bas monde, il y a que les manipulateurs qui peuvent vivre !
Ma conclusion est que la manipulation se paye un jour ou l’autre.
Courage à tous !

Écrit par : drako | 14/10/2010

Thierry, votre fille vous reviendra un jour, j’en suis sûr ! L’enfant voudra un jour au l’autre comprendre, ne faites surtout pas la même chose à ce moment là, car là, l’enfant adulte se retrouvera à nouveau avec des autres séquelles. Par contre, il faut dire la vérité sans se faire passer pour le plus gentil. Gardez surtout les preuves des procès des recherches ou autre… c’est le seul moyen pour l’enfant d’analyser lui-même la situation et de se reconstruire. N’oubliez jamais de dire que la vie a été ainsi et que maintenant l’essentiel et de profiter des moments à venir. J’aurai voulu entendre cette phrase !
Profitez de la vie pour rester en bonne santé, en attendant de revoir votre fille un jour.
Il n’y a rien de pire que de retrouver un parent en mauvais santé ou peut-être disparu, juste pour ceci, vous devez prendre soin de vous. Courage !

Écrit par : drako | 14/10/2010

Il faut aussi essayer de se battre et de faire connaître les monstrueux dysfonctionnements de la justice, nous avons créé une cause CEDIF sur Facebook pour nous rassembler et essayer d'avancer http://www.causes.com/causes/525049?m=eb7a7bc2 si vous voulez nous rejoindre car la justice en mettant son nez dans des affaires bénignes de famille provoque la destruction de familles entières, l'avenir des enfants otages est hypothéqué mais la rémunération de travailleurs sociaux sans scrupules est assuré car ils bénéficient de l'ensemble de procédures d'évaluation, de suivi, de compte-rendus extrêmement coûteux qui les amènent à rechercher les vaches à lait que sont nos enfants otages. Et je ne parle même pas du personnel de justice qui s'amuse du malheur des autres en jouant aux dés. Mon mari et moi sommes enseignants et ma fille a été enlevée sans que nous n'ayons été prévenus. Nous n'étions même pas au courant de leurs intentions. Par contre les assistantes sociales avaient écrit des comptes-rendus calomnieux sur nous en se basant sur la parole du géniteur de la belle-mère avec ses analyses pseudo psychologiques fumeuses (qui ont eu leur poids auprès des professionnels!!!) et de sa famille réputée cas sociaux aux Sables d'Olonne.

Écrit par : Edwige | 14/10/2010

Bonjour,ma fille a disparu de notre vie depuis plus de 400 jours...Elle allait avoir 15 ans,le jour de sa rentrée scolaire; j'ai reçu un SMS me disant qu'ils partaient tous les 2.Nous étions une famille heureuse et jamais nous n'aurions pu croire à un tel scénario.J'ai toujours essayé d'équilibrer cette séparation,son papa la voyait tout le temps,je l'ai aidé mais il la voulait pour lui seul.
Elle ne nous a jamais rappelées,elle est sous son emprise,il la manipule et lui injecte quotidiennement des mensonges,il détruit le lien que nous avions,nous passons en jugement début Novembre...J'ai adhéré à l'ACALPA, cela m'aide à avancer et à survivre devant un tel chagrin
Il ne faut jamais désespérer,apprendre à se reconstruire et communiquer sur ce syndrome afin qu'il soit connu du plus nombreux d'entre nous et que nos enfants soient délivrés de cette douleur.

Écrit par : Sylvie | 16/10/2010

Je suis exactement dans la même situation et j'ai également adhéré à l'Acalpa. En dépit de nos appels à l'aide, ils n'ont jamais répondu. Leur seule fonction est de vous expliquer ce qui vous arrive et de vous demander une cotisation, j'ai donc dû me débrouiller toute seule avec mon mari. Aujourd'hui ma fille devait venir par tgv direct de Zurich, elle n'est jamais arrivée en dépit du billet de train envoyé et alors qu'un jugement français a ordonné qu'elle vienne pour toutes les vacances chez moi. Cela fait 15 mois qu'elle a disparu de ma vie alors que je l'aime de toutes mes forces.
Les autorités ne font rien et les consuls encore moins. Tant que notre situation engraissera des travailleurs sociaux de tous pays, elle n'est pas prête de voir une fin.
Beaucoup de personnes cherchent à lutter contre ces injustices en en parlant haut et fort. Facebook est une bonne plateforme pour se rencontrer et discuter si nécessaire en live de nos problèmes.

Écrit par : Edwige | 16/10/2010

Je connais des hommes bien sous tout rapport, reponsables dont les femmes ou compagnes se sont envolées à l'étranger avec une substantielle pension alimentaire avec comme compensation, une visite la moitié des vacances et encore et qui souffrent et qui sont perdus pour la société, car pressés comme des citrons et souvent sans trop de gros moyens ne peuvent plus refaire une autre famille et avoir des enfants tellement ils ont été traumatisés par des juges qui les ont accablés sans trop de raison.

Écrit par : Suissitude | 16/10/2010

Entièrement juste, les plus malfaisants sont les juges qui rendent injustement des jugements iniques et bâclés souvent en copinage avec les avocats de l'une ou l'autre partie. Et si vous avez des biens, vous serez vampirisés pour rétablir une certaine forme d'égalité : vous videz vos poches pour remplir celles de l'autre. Mais bon il ne faut pas trop se plaindre car ils ne vous donnent pas congé en vous traitant de "salaud de riche" et de "facho", vous pouvez donc vous estimer heureux...

Écrit par : Edwige | 16/10/2010

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