28/09/2010

Fais ce que je dis, pas ce que fais!

Il y a des matins où il faut se pincer pour être sûre de ce que l’on voit.

C’est le cas, aujourd’hui. 7h40: un papa traverse, avec son minot d’à peine 4 ans, la route de Lausanne. Pas sur un passage pour piétons. Non, ce serait trop d’attente! Sur la chaussée, sans aucune sécurité et au milieu du trafic matinal. Et en plus, il était très zen, le père.

A l’heure où les associations prônent les dangerosités de la route, statistiques à l’appui, c’est tout simplement inconscient. Que va penser le mouflet lorsque, en classe, il va falloir apprendre à traverser une route avec les explications de la Brigade de sécurité routière? Que va-t-il dire à ce parent, s’il continue, des années durant, ce petit manège? Les maîtresses lui martèlent tout le B.A. BA à adopter sur les routes et papa, lui, n’en a que faire! L’éducation passe aussi par les parents. Non?

27/09/2010

Ecrire ses SMS à... l'église

Dimanche, le jour du Seigneur… Je me suis rendue au Temple de Genthod pour la célébration de la communion de cinq paroisses: Pregny-Chambésy, Collex-Bossy, Genthod et Bellevue. Pour cette belle cérémonie, le temple était plein. Les paroissiens, habitués et réguliers aux cultes dominicaux, s’en sont réjouis. Loin de moi de faire l’apologie d’une religion plutôt qu’une autre, mais ce moment spirituel était magnfiqiue, tant par ses sermons que par les chants d’un Groupe Gospel.

Bon, vous ne me voyez pas arrivé… Et pourtant. Nous prions, chantons, demandons pardon pour nos péchés, sollicitons la tolérance et le respect… lorsque j’entends comme des bips familiers. Le monsieur, installé juste derrière moi, aux tempes grises, tape fébrilement sur son clavier de natel. Sans aucune gêne, il lit et envoie des messages. Et ce, sans enclencher le mode silencieux. Au milieu du Pater Noster, il continue de plus belle. Je me retourne plusieurs fois, mais il est tellement plongé dans son «affaire» qu’il semble, tout simplement, se fouttre de ce qui se passe alentour. Enfin, quelle n’est pas mon étonnement lorsque ce monsieur se lève pour donner la communion à nous, pauvres ouailles…

Une brebis égarée, sans doute… 

09:23 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4)

24/09/2010

Lourdes vs Madonna

Je pourrai aussi titrer Madonna vs Lourdes, tant les articles sur la relation mère-fille Ciccione-Leon pullulent dans les magazines français. Le sujet est d’importance internationale… «Lourdes veut-elle éclipser sa mère?» Fifille n’a que 13 ans, mais trace sa route comme… sa mère. Alors, LA question est sur toutes les lèvres : «qui va détroner qui?»

Qu’est-ce qu’on s’en fout, tant leurs egos sont surdimentionnés… Il faut bien l’avouer. Mais voilà, quand la-fille-à-sa-maman-star grandit, on aimerait bien, nous, qu’il y ait comme un souci. Que ces gens qui pètent dans les paillettes aient aussi leurs « petits » tracas. Alors, pourquoi ne pas les créer. Et si Lourdes allait dépasser sa Lionne de mère? On se réjouirait presque de relire les mêmes textes, mais peut-être en plus « trash », sur la petite Suri Cruise-Holmes…

Il est vrai que les gens raffolent de «tout ça». Constater que les «gens que nous avons rangé au rang d’idoles» sont finalement comme tout le monde, presque comme nous. Que leurs rapports familiaux ne sont pas si faciles que cela. Que la crise d’adolescence se fait aussi dans la famille Ciccione… Qu’elle va répéter quarante mille fois les mêmes choses à sa fille: «range ta chambre, ne me parle pas comme ça, fais tes devoirs, ne te mets pas les doits dans le nez, arrête de regarder la télé (ah non, ça elle a pas le droit !) et va dormir, etc.»

L’argent ne fait pas le bonheur, dit-on. Ouf!

13/09/2010

Devenir mère... en 100 coïts!

Il faudrait donc plus d’une centaine de rapports sexuels pour qu’une femme - dès 35 ans - accède au (divin) statut de mère! (cf. Le Matin Dimanche). Que les femmes, qui ont peine à être enceinte, enragent d’un tel verbiage.

Comment ranger la fertilité d’un ventre à un nombre minimum ou maximum de coïts?

Tomber (j’ai toujours trouvé vilain ce verbe, déjà péjoratif!) enceinte tient de (petits et grands) miracles successifs. Oui, nous enfantons depuis des siècles et des millénaires. Mais pourquoi cela fonctionne t-il pour certaines et pas pour d’autres? Personne ne peut répondre précisément à cette question, avant tout symbolique, même si des spécialistes de tous poils planchent sur cette question. C’est physique, anatomique, génétique, très bien... Mais au niveau de l’esprit, de l’âme, du subtil, que vivent-elles ces femmes qui ne peuvent enfanter? Alors louer, ainsi, un «remède» miracle comme une centaine de rapports sexuels pour «semer la petite graine» relève de l’imposture.

Nous, femmes qui avons enfanté «facilement», sommes de tout coeur avec nos paires. Que ces dernières puissent avoir un espace de parole pour témoigner de ce parcours douloureux d’une mère en devenir, parfois impossible. Qu’elles soient toutes ici soutenues et saluées.

Sandra Joly

08/09/2010

Attention! L'e-drug débarque. Ce sont nos enfants qui vont trinquer!

Elle ne se sniffe pas, ne s’injecte pas, mais s’écoute… La «drogue numérique», ou e-drug, fait des ravages aux Etats-Unis et vient de débarquer en Europe. Principe de la «chose»: le battement binaural, à savoir des sons envoyés aux oreilles à une fréquences différente pour chaque oreille. C’est cette différence de fréquence qui peut déclencher un état de transe, voire des sensations d’euphorie ou de vertige ou encore une sorte d’hypnose. Ce phénomène n’est, d’ailleurs, pas nouveau puisqu’il a été découvert en 1839.

Je vous livre ce que j’ai pu glaner sur Internet :

«Planer en écoutant de la musique ? C'est en tous cas sur cette promesse que s'est développé un marché assez juteux: les sites proposant de télécharger des morceaux, des "doses" portant le nom de vraies drogues (LSD, ecstasy, marijuana) foisonnent. Selon ces sites, il suffit de s'allonger au calme, les yeux fermés et d'écouter le fichier pour planer, voire ressentir des effets semblables à ceux entraînés par l’alcool ou la prise d'un produit stupéfiant.

Le site I-doser qui se revendique le leader sur le marché, propose ainsi près de 150 "doses différentes", une application à télécharger pour son I-phone… Plus inquiétant, il propose de devenir un "dealer" de drogues numériques et de toucher 20 % des transactions. Au-delà du danger potentiel de ce type de stupéfiant, de toute façon très contesté par les spécialistes, cette nouvelle tendance apparaît contestable sur le plan moral.»

Alors, que penser de cette nouvelle « trouvaille », de cette nouvelle drogue sonore qui va ravager non seulement les oreilles de nos enfants, mais leur santé en leur procurant des sensations aux conséquences, parfois, graves ? Nous, parents, à nous d’être vigilants. Car dans leur chambre avec leur ordinateur, nos adolescents ont tout loisir d’être pris dans cette horreur. Ils ont l’air calme sur leur lit, avec leur casque sur les oreilles, on croit qu’ils écoutent de la musique… Et ils partent en vrille…


N.B.: Vu les commentaires totalement irrespectueux, voire haineux, je me vois dans l'obligation de fermer ce blog aux commentaires!

07/09/2010

Bébé... en consigne. D'accord, mais...

Cela se déroule en France. La ville de Roanne (Loire) semble être précurseur en matière d’accueil d’enfants. En effet, le 23 août dernier, une micro-crèche s’est ouverte dans la gare, «pour venir en aide aux familles monoparentales qui courent après le temps». Quatre berceaux pour ces parents et cinq autres sont destinés aux enfants d’usagers du TER. Ce projet, soutenu par la SNCF et la région, provoque l’ire du monde de la petite enfance, qui voit là «un encouragement à se décharger de son enfant comme on laisse une valise à la consigne». Que non, plaide Anne Gatecel, coauteure de Amour, enfant, boulot, comment sortir la tête de l’eau (Albin Michel). «L’idée est de simplifier la vie des parents.»

Eh bien, moi je verrai d’un bon œil (très bon, d’ailleurs) à ce que la gare Cornavin ouvre une telle structure. Et je pense que bon  nombre de parents seraient séduits. La pénurie de places, même si elle veut être jugulée par les Services de la petite enfance à Genève, existe encore et toujours. Les parents, qui travaillent (souvent, par obligation financière, mais oui !) rament pour trouver un moyen de faire garder leur bambin. Bon, seule préoccupation (et non des moindres): que la sécurité des enfants dans un tel périmètre voué, en grande partie, à la délinquance, soit optimale.

Alors, prêt ou non à confier ses enfants dans une telle structure ? A vos claviers…

05/09/2010

"Ouououhhh, ces vilaines sorcières!"

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Ainsi, les mômes auraient peur des sorcières (lire Le Matin d’aujourd’hui). Vilaines, grimaçantes, elles feraient la nique aux petits garçons et aux petites filles.

Mais elles ne sont pas seules: les fantômes et les vampires, aussi, remportent leurs lots de méchanceté. La raison d’un tel tourment: ils illustrent des ouvrages pédagogiques et selon des parents, chrétiens fondamentalistes, «cela nuirait leur apprentissage de vie, du Bien et du Mal». Les familles n’y vont pas avec le dos du balai (de sorcière) et ont demandé d’exclure toute méthode où ces personnages fantasmagoriques apparaissent.

Bon, comment faut-il expliquer à ces parents que cette interdiction n’est tout simplement pas possible. Les lecteurs du monde entier raffolent de ces personnages et même notre bon Walt Disney a utilisé toutes sortes d’êtres maléfiques pour, justement, apprendre aux enfants, la notion du bien et du mal. Imaginez Blanche-Neige sans la Reine ou, encore, les Schtroumpfs sans Gargamel. Impossible!

Non, le monde n’est pas tout beau, tout joli. Il faut lutter. Encore et toujours. Nous sommes là, parents, pour apprendre à démêler le vrai du faux, pour les accompagner sur ce chemin, tantôt joyeux, tantôt difficile.

Et puis, ma foi, j’ai un peu l’impression que nous sommes repartis dans une chasse aux sorcières. Que des parents ne souhaitent pas faire participer leurs mômes à Halloween, cette fête ridicule et consumériste (encore une!), soit! Mais demander de changer les manuels scolaire car cela ne correspond pas à leur «vue éducative», non! Et puis, si nous prêtons voie à ce «vœu» (pieux?) dans notre système laïque, que va t-on demander d’autre? Allez, on renverra les roux de l’école, car ils étaient, au Moyen-Age, synonymes de laideur… comme les sorcières. Stop! Trop de bêtise et d'obscurantisme nuisent!

 

02/09/2010

"T'en as beaucoup des livres à recouvrir?"

Vous, mamans, n’avez-vous jamais émis un – ou plusieurs – soupirs lorsque votre enfant sort, un à un, les livres et autres cahiers à recouvrir? Allez, avouez! Vous êtes déjà au garde-à-vous, avec papier, scotch et ciseaux, en tenue de combat pour vous livrer au traditionnel acte de bravoure maternel de début d’année.

Juste avant, vous êtes allés dans les magasins acheter stylos, trousses, sac d’école, choisis à grands cris par votre minot. Là, aussi, il s’agit d’un combat, car votre bourse n’est pas illimitée et monsieur minot «préférerait» des articles plus «stylés», donc plus chers.

Mais bon, passée cette épreuve, vous voilà prête à en découdre avec… les ouvrages scolaires. Ce que vous aimeriez le voir se débrouiller seul, mais c’est pas faute d’avoir essayé… Le résultat est plutôt lamentable: découpage en escalier et scotch en bataille. Et comme vous ne voulez pas être traitée de mauvaise mère (si, si, il y en a), vous reprenez «l’affaire» en mains. Mais vous soufflez quelque peu. Pourtant, vous avez bien acheté les fourres pour les cahiers, plus pratiques. Pourtant, vous vous donnez de la peine… Mais voilà, au bout du cinquième livre, vous vous mettez aussi aux escaliers. Et puis, vous avez remarqué la gymnastique pour scotcher les intérieurs de bouquins: «Vas-y, Simon, donne-moi ton doigt, mets-le là où je vais mettre le scotch»; «Là, j’te dis, pas là». «Mais enlève ton doigt, maintenant!», «Mais ferme pas le livre, j’ai pas fini!»… Alors, je ne vous dis pas, si l’exercice est multiplié par deux, trois ou quatre (nombre d’enfants bien sûr).

Force est de reconnaître que des mamans adorent faire «ça». Elles mettent un temps fou à trouver le bon papier, à choisir la bonne étiquette, à embellir l’ouvrage… Bravo à ces femmes créatives à souhait. Moi, j’ose l’avouer (ça va en déculpabiliser certaines), c’est pas du tout mon fort! 

01/09/2010

Patrouilleuses scolaires: merci!

Trois jours déjà que nos enfants ont commencé l’école. Et déjà les mêmes chauffards aux abords des écoles. Ils sont répertoriés en deux catégories: les conducteurs traversant un quartier ou une commune pour rejoindre leur lieu de travail ou leur domicile et… les parents déposant leur progéniture. Il ne s’agit pas de savoir qui va gagner le jeu du «qui est le plus rapide et le plus indiscipliné» - ils sont d’ores et déjà ex-aequo - mais d’essayer de comprendre pourquoi de trop nombreux parents transportent encore leurs marmots en voiture jusqu’à l’école…

Et là, depuis quelques années déjà, je constate que ceux qui déposent leurs enfants à l’école sont souvent des mamans ou des papas qui résident tout près de l’établissement scolaire… Certains me disent: «je travaille, je le dépose…» D’autres: «Le chemin de l’école n’est pas sûr…» Je leur réponds sans sourciller: «Mais il y a les Pédibus, une vraie bonne idée pour regagner son bâtiment scolaire, encadré et protégé. Et puis il y a les patrouilleuses scolaires, promptes à faire traverser les chaussées à nos minots, parfois au péril de leur vie. Non, je n’exagère pas!»

Certaines doivent littéralement se jeter sous les roues des voitures pour faire traverser les enfants qui attendent de traverser. Et d’autres sont copieusement insultées par des automobilistes pressés. «On voit de tout, avoue, lasse, une d’entre elles. Mais ce sont aussi des parents qui nous posent quelques soucis. Certains s’arrêtent en double file, voire en triple file devant les accès de l’école ou sur les passages pour piétons pour laisser descendre leurs enfants, côté circulation. Là où c’est le plus dangereux.» Une autre enchaîne: «Ils garent même sur les trottoirs, alors….» Dégoûtées, ces patrouilleuses? Que nenni! Elles guident les pas de nos mouflets, par tous les temps et avec le sourire. Mais elles sont un brin tristounettes à l’idée que les infrastructures offertes ne soient pas davantage fréquentées et, surtout, respectées.

Que ces patrouilleuses soient ici remerciées de veiller sur nos enfants. Tout simplement!

Les lignes Pédibus à Genève: www.pedibus-geneve.ch