30/08/2010

L’école à la maison: pour avoir le contrôle total de ses enfants!

Ainsi, Léandro, Amaya et Tao vont suivre leur cursus scolaire à la maison, comme nous le raconte Le Matin (édition du 30 août).

Maman est donc indispensable à leur culture, à leur éducation, à leur enseignement, à leurs moments de pause, à leur alimentation, à leur breuvage... J’y vois là une dérive, voire une totale emprise.

Pour des raisons sécuritaires ou de niveau pas assez satisfaisant des écoles (publiques, mais apparemment privées aussi!), les mères se substituent à un enseignant pour donner les leçons. Voilà, c’est ça, donner toutes les leçons de vie à sa progéniture. Et, bien sûr, exiger d’eux l’excellence!

Oui, les préaux d’école peuvent être le théatre de disputes parfois violentes, mais cela fait partie de la construction d’un enfant. Et oui encore, l’école n’apprend pas tout. Mais faudrait-il jeter les professeurs à la poubelle et se couronner «Professeur toutes branches»? Non et encore non. Ces enfants vont se fermer à toute forme de solidarité, camaraderie, partage, communication extérieure et dame mère aura, ainsi tous les droits et les pouvoirs! Oui, les parents veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs petits, mais là, c’est une dérive de plus pour les confiner et, surtout, leur faire emmagasiner des notions dont ils n’auraient pas besoin.

Le chemin de la vie avec les autres est nécessaire pour se confronter, mais également partager. Comment vont-ils faire, devenus adultes, pour entrer dans la vraie vie? Ils demanderont toujours l’avis de maman pour prendre des décisions de tous ordres. Les entreprises dans lesquelles ils évolueront n’auront, elles, aucune tendresse pour ces rejetons élevés dans du coton! Enfin, n’oublions pas que cette mesure d’école à la maison a été rendue possible pour des enfants malades et/ou hospitalisés. Pas pour de telles exigences personnelles totalement injustifiées.

Sandra Joly


Commentaires

Bravo ! Vive l'école publique, vive l'école de la République !
p.l.

ps : j'ai suivi tous les liens proposés en commençant par A propos ....et finalement je me suis dit : ah c'est elle, Sandra Joly.
Ca m'a aussi permis d'apprendre en cliquant sur Y'a l'feu au lac que M.Chevrolet lisait.

Écrit par : pierre losio | 30/08/2010

J'adore quand une personne donne son avis très tranché sur un sujet qu'elle ne connaît absolument pas et au mépris des études qui permettent d'avoir une bonne idée de ce que deviennent les adultes qui ont été éduqués à domicile, et notamment sur le fait que le niveau de socialisation est au moins égal, voire bien meilleur que celui des personnes éduquées en milieu scolaire fermé. Comme on dit, mieux vaut lire ça qu'être aveugle !

Écrit par : Sophie | 30/08/2010

@sophie
chère Madame,
vous tombez mal : j'ai enseigné pendant trente ans, une licence de la FAPSE, je suis membre de la commission enseignement du Grand Conseil et depuis des lustres me suis particulièrement intéressé à l'enseignement privé et à l'enseignement à domicile qu'un couple de mes amis a assumé.
Vous êtes dans l'enthousiasme et la passion, cela vous aveugle.
Relisez quelques classiques sur le sujet....et couchez-vous de bonne heure avec une infusion de millepertuis.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 30/08/2010

Vous faites une affirmation tres forte: "Ces enfants vont se fermer à toute forme de solidarité, camaraderie, partage, communication extérieure" sans apporter la moindre preuve. Il me semble qu'historiquement (pre-1850), seulement une petite partie de la population beneficiait d'une scolarisation, et ca n'empechait pas la majorite de faire preuve de "solidarité, camaraderie, partage, et communication extérieure".

Écrit par : Moi | 31/08/2010

Heureusement, tous élèves qui ont fréquenté l'école public, sans exceptions, sont ouvert à la solidarité, à la camaraderie, au partage et à la communication extérieure, tout le monde le sait. C'est une véritable réussite, que le monde est beau!
Trêve de plaisanterie, votre billet pourrait faire partie d'une campagne de propagande. Que savez vous de ces enfants et de leur rapport avec leur mère? Pensez-vous sérieusement que l'école apporte toutes les valeurs humanistes, et que les parents ne peuvent pas avoir la capacité de les inculquer à leur progéniture.
Serait on dans un pays dans lequel seul l'Etat a le droit d'instruire nos enfants afin d'en faire de bon citoyen, certifié conforme. L'école n'apporte aucune garantie d'épanouissement, elle est sujette à un lamentable combat politique, et son niveau est en chute libre. Il me semble que dans une société libérale, chacun est en droit de décider de quelle manière il souhaite instruire ses enfants. Contentez vous de commenter, mais abstenez vous de juger ce que vous ne connaissez pas.

Écrit par : albertlevert | 31/08/2010

Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre!! Les mères abusives, l'enfant replié sur lui-même, vive l'école publique!! N'importe quoi. Effectivement tout le monde raconte sa sauce et c'est lui qui dit la vérité. Personne ne se pose la question: La violence, l'incivilité, les enregistrements sur natel, le jeu du foulard et j'en passe. Ah! mais l'école c'est l'apprentissage de la vie... et bla bla bla. Tout va bien à l'école publique, nos chérubins ressortent avec de bonnes bases scolaires, ils sont sains et heureux. Ils ont appris la vie et bla bla bla. Laissez les gens faire comme ils le pensent pour l'instruction et soyez ouverts à ces choix au lieu de critiquer ce que vous n'avez pas fait vous-mêmes.

Écrit par : pervenche | 31/08/2010

Autant votre billet que l'article en question du matin me font dresser les cheveux sur la tête !

Ecole-maison (plus judicieusement appelé : instruction en famille) ne veut pas dire rester cloitrer chez soi avec pour seul vis-à-vis sa maman toute puissante. Bien au contraire, libre d'apprendre en tout lieux avec des êtres de tout âges et de tout horizons. Il suffit d'être un minimum ouvert sur les êtres qui nous entourent et que l'on côtoie jour après jour dans la "vraie vie".
Je ne me définis pas en tant que mère-enseignante mais en tant que mère-accompagnatrice... Pourquoi dans notre société, il faut un tout puissant pour apprendre qqch ? Personnellement, je crois qu'en tant qu'être humain, on apprend le plus simplement et naturellement possible en imitant un passionné et convaincu !
Mes enfants apprendront de moi ce qui me convainc et me passionne, ils apprendront de ceux qu'ils côtoient (famille élargie, voisins, amis de vacances, commerçants, amis de clubs de sport, artistiques, religieux, etc.) ce qui les passionnent et les animent.
Mais on est tellement loin de tout ce qui est écrit sur ce blog et cet article car ceux qui les ont écrit ne connaissent pas leur sujet et se basent uniquement sur leurs propres jugements intolérants et aveuglés d'une situation qu'ils ne maîtrisent pas...c'est bien dommage.
Vous devriez lire le livre : les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison de Sylvie Martin-Rodriguez aux Editions Dangles. Peut-être cela donnerai naissance à un billet légèrement différent. A bon entendeur...

Écrit par : maman ogre | 31/08/2010

Bonjour à tous ceux qui ont répondu à mon billet...
Merci à vous. Je constate que vous avez, vous aussi votre vérité. Pas plus juste que la mienne, d'ailleurs.
Mais nous sommes en démocratie et chacun peut, heureusement, s'exprimer.
Oui, je suis contre la mère qui se met à la place d'un enseignant. Et non, je ne dis pas que l'Etat a tous les droits. Il y a un entre deux et c'est justement le sujet de mon billet.
Ouf! Belle journée ensoleillée à vous tous!

Écrit par : sandrajoy | 01/09/2010

Chère Sophie, j'ai effectivement ma vérité, différente de la vôtre, mais j'aime à l'exprimer comme "la mienne" et non comme "la vérité". A la lecture de votre article, je n'ai pas ressenti cette précaution de votre part, j'ai plutôt lu une suite de jugements à l'emporte-pièce. La démocratie permet à chacun de s'exprimer, ensuite c'est la conscience et le respect de chacun qui décide du style...
Les mères que je connais qui ont choisi l'instruction en famille (je n'en fais pas partie) ne se mettent pas à la place de l'enseignant, elles choisissent, dans la très grande majorité des cas en concertation avec leurs enfants, un mode de vie à la place d'un autre. Moins courant, parfaitement légal, elles font ce choix parce qu'il leur correspond... Mais "moins courant", dans notre monde grégaire, signifie souvent "faire face à des attaques non-fondées de la part de personnes qui n'y connaissent rien mais qui, elles, sont dans la toute-puissance de la norme" ou pire, "qui envoient leurs enfants à l'école en sachant que ce n'est pas facile tous les jours, mais en pensant ne pas pouvoir faire autrement, et qui du coup se dédouanent ainsi de la culpabilité diffuse qu'elles ressentent" . Revers de la médaille pour plus de liberté... 
Bonne non-rentrée à elles !

Écrit par : Milie | 03/09/2010

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